09mars 2026

Les montants de l'aide à l'embauche en apprentissage en 2026

Le décret n° 2026-168 du 6 mars 2026 réactive l’aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis pour les employeurs tout en modulant très largement les montants au nom de la rigueur budgétaire.

Cette aide s'applique aux contrats d’apprentissage conclus à compter du 8 mars 2026 et dont l’exécution débute avant le 1er janvier 2027.

L’aide est versée uniquement au titre de la 1ère année du contrat, et est dorénavant proratisé mensuellement à la durée effective du temps de travail (fini le versement du montant mensuel pour un apprenti dont le contrat ne durait que 5 jours dans le mois)

Le décret introduit une logique de modulation du montant de l'aide selon deux critères :

  • la taille de l’entreprise (moins de 250 salariés / 250 salariés et plus),
  • le niveau de diplôme préparé (du CAP au Master).

Cette évolution est une nouveauté introduite en 2026.

Entreprises de moins de 250 salariés

  • 5 000 € : niveaux CAP à Bac
  • 4 500 € : niveau Bac +2
  • 2 000 € : niveaux Bac +3 à Bac +5

Entreprises de 250 salariés et plus

  • 2 000 € : niveaux CAP à Bac
  • 1 500 € : niveau Bac +2
  • 750 € : niveaux Bac +3 à Bac +5

Exceptions :

Pour les apprentis en situation de handicap, l'aide est portée jusqu’à 6 000 €, quelle que soit la taille de l’entreprise
Les entreprises de 250 salariés et plus doivent atteindre un quota minimal d’alternants ou démontrer une progression de leur recours à l’alternance pour bénéficier de l’aide.

Le décret n° 2026-168 du 6 mars 2026 marque un recentrage des aides à l’apprentissage, avec des montants globalement réduits, davantage ciblés sur les niveaux de qualification les plus faibles et différenciés selon la taille des entreprises.
Il traduit une volonté de soutenir prioritairement les PME et l’insertion professionnelle tout en limitant l’effort budgétaire de l’État, notamment pour les grandes entreprises et les formations supérieures.
Au final, l’État maintient son engagement en faveur de l’apprentissage, mais avec une logique plus sélective et orientée vers l’efficacité des dépenses publiques.